Référence de l’immobilier ancré dans son village, Olivier Le Quellec veut retisser le lien essentiel qui unissait jadis Tropéziens et amateurs de la douceur de vivre du petit port varois en lançant en ce début de saison le rendez-vous La Ponche Cha Cha Cha, face à son agence, place de l’Hôtel de ville…

Un esprit en voie d’extinction ?
Toto Sarraquigne, la famille Serra, Boix, Delpui, Fuchs, Le Quellec… Il était un temps où chaque début de saison, les figures du village se réunissaient place du marché pour festoyer, entraînant dans leur sillage habitants, visiteurs, propriétaires de résidences secondaires et amoureux d’un certain art de vivre pour une saine et joyeuse farandole de l’amitié. « Tout le monde se retrouvait naturellement. Chacun amenait quelque chose et personne ne payait. On y partageait bien plus qu’un verre : des histoires, des souvenirs, des rires, des liens… », débute Olivier Le Quellec.

« Je me revois gamin… »
Enfant du pays, ce dernier s’anime dès qu’il s’agit d’évoquer ce père breton, pécheur de langoustes en Corse, tombé sous le charme de ce jardin d’Eden varois. Des souvenirs remontés à la surface dans son agence constellée de trésors patrimoniaux, située face à l’Hôtel de Ville. Dans ce quartier qui l’a vu grandir , où il a appris à nager à La Ponche et à plonger dans le mythique « trou », joué au foot et fait du vélo cross au Pré des pêcheurs… Lui, l’homme ancré dans la pierre qui depuis plus de trente ans s’inscrit dans l’héritage de celui qui fonda l’agence en 1964, Pierre Maeder, veut retisser cette maille qui unissait si confraternellement le peuple tropézien. Loin des calculs, du glamour cynique et du tiroir-caisse. Lorsque le village vivait simplement au rythme des rencontres. « Alors que Saint-Tropez s’est construit sur cette alchimie rare, une convivialité libre, élégante et profondément humaine, cet esprit a fini par voler en éclats… Il manque hélas souvent aux nouveaux directeurs d’établissements une lecture de ce passé. Nous ne sommes pas ici pour réserver une table en fonction du total de l’addition !Les personnalités de l’époque ne créaient pas des établissements pour gagner du fric mais pour vivre ici ! Si cette authenticité disparaît au profit des people et des profits, c’en est terminé de Saint-Tropez. La belle clientèle ne viendra plus. », s’exclame-t-il.

Faire un pas de côté avec La Ponche Cha Cha Cha,
Et c’est pourquoi, lui, qui porte à bout de bras tout cet héritage, a voulu recréer un événement qui fédère. Son nom ? La Ponche Cha Cha Cha. Une référence au célèbre hôtel qui accueillit dans une même insouciance le tout Saint-Germain-des-Près – de Sagan à Gréco – puis les équipes de Et Dieu… créa la femme avec sa tornade BB. Mais aussi aux années 60 et le fameux Épi Cha Cha à Pampelonne, né au sein de l’Epi-Plage créé en 1959 par l’industriel Albert Debarge et Jean Castel, pour en faire un lieu de fête et de musique, transfuge des nuits parisiennes. « Le 9 mai prochain à partir de 18 h, sur la place de la mairie de Saint-Tropez avec la bénédiction de Mme le maire Sylvie Siri, naîtra un moment à part. Un moment simple, sincère, essentiel… La Ponche Cha Cha Cha n’est pas un événement comme les autres, c’est un retour aux sources », évoque Olivier Le Quellec qui invite plus que jamais à « écouter les témoins de l’époque » qu’incarne par exemple Dédé Raggio.

L’invitation qui fédère
« Autour de la place de la mairie, et dans tout le cœur historique, de la Ponche à la Citadelle, de la place du Marché au Vieux Port, nous appelons restaurants, bistrots, commerçants et figures locales à se rassembler pour redonner vie à cette tradition. Créer ensemble un moment suspendu, où le village s’ouvre, se raconte et se partage. La Ponche Cha Cha Cha, c’est une invitation. Une invitation à ralentir, à se retrouver, à célébrer ce qui fait l’âme de Saint-Tropez. Parce que l’essentiel n’est pas ce que l’on montre, mais ce que l’on vit !», poursuit le pilote de Transacmer qui dans cette logique prépare un livre pour les 60 ans révolus de son agence baptisé « Quelques chiffres et beaucoup d’histoire ». Soit la quintessence de ce qu’il prêche depuis toujours pour ce territoire béni des dieux.

Transacmer Rediscovering the soul of Saint-Tropez with La Ponche Cha Cha Cha
A leading figure in village-rooted real estate, Olivier Le Quellec is seeking to rekindle the essential bond that once united the people of Saint-Tropez with lovers of the gentle lifestyle of this small Mediterranean port, by launching a new gathering: La Ponche Cha Cha Cha. There was a time when, at the start of each season, the village’s key figures would come together to celebrate, drawing in residents, visitors, second-home owners, and devotees of a certain art de vivre. “Everyone would naturally come together. Each person brought something, and no one paid. We shared far more than a drink—stories, memories, laughter, connections…” recalls Olivier Le Quellec from his agency, filled with heritage treasures and located opposite the Town Hall. A man deeply rooted in the fabric of the town for over thirty years, he now aims to rebuild that close-knit spirit which once united the Tropezian community—far removed from calculation, cynical glamour, and commercial gain—back when village life simply flowed with human connection. It is with this vision that he has created an open, unifying event: La Ponche Cha Cha Cha. The name pays tribute to the legendary Hôtel La Ponche, once frequented by the artistic elite of Saint-Germain-des-Prés—from Françoise Sagan to Juliette Gréco—as well as the film crew of And God Created Woman starring Brigitte Bardot. It also echoes the spirit of the 1960s and the iconic Épi Cha Cha at Pampelonne, founded in 1959 as a vibrant hub of music and celebration, inspired by Parisian nightlife. On May 9, from 6 p.m., on the square in front of Saint-Tropez Town Hall, La Ponche Cha Cha Cha will come to life—a unique event, and above all, a true return to the roots.